Et si c'était dans notre forêt ?
Il y a des évènements qui résonnent localement plus que d’autres et l’incendie qui a ravagé une partie de la forêt de Fontainebleau en juillet dernier en fait partie.
Alors qu’un tel sinistre paraissait encore improbable dans une forêt de la moitié nord de la France il y a quelques années encore, près de 2'000 hectares ont été détruits en trois jours, et lorsqu’on mesure l’importance des forêts pour notre commune, l’évènement interpelle forcément.
Notre commune s’étend sur 12'000 hectares, dont 6'000 de forêts. Un incendie de 2'000 hectares représenterait l’équivalent de toute la forêt située au sud du Vallon, de Buttes à Noiraigue, de la lisière jusqu’aux crêtes, détruite en moins de trois jours.
Comme pour Fontainebleau, il semble impossible qu’un incendie d’une telle ampleur puisse réellement se produire. Et pourtant les années de sécheresse s’accumulent, des records de température sont battus presque chaque année, et les arbres souffrent et sèchent trop vite.
Et lorsqu’une telle surface de forêt brûle, c’est un écosystème entier qui s’effondre. C’est une production annuelle d’environ 15'000 m³ de bois qui s’évanouit. C’est aussi un rempart naturel contre l’érosion, les chutes de pierres et les coulées de boue qui s’affaiblit et il faudrait sans doute entre 50 et 100 ans pour retrouver une forêt capable d’offrir à nouveau pleinement ces fonctions.
Le plaisir de s’y promener reviendrait peut-être plus vite, mais le mieux est évidemment de tout faire pour éviter qu’un évènement d’une telle ampleur se produise, en prenant toutes les précautions nécessaires pour éviter les incendies et en choisissant peut-être de s’engager au sein des sapeurs-pompiers pour participer à la protection de notre territoire.
Plus difficile, mais tout aussi indispensable pour finir, il faut poursuivre encore nos efforts pour fermer au plus vite le robinet de CO2 qui coule encore à flots, qui change notre climat beaucoup trop vite, qui fragilise nos forêts et qui déstabilise l’équilibre qui fait notre confort aujourd’hui. Sans fermer ce robinet, il deviendra chaque année toujours plus difficile de s’adapter.