Plan général d'approvisionnement en eau (PGA)
Chantiers en cours ou à l'étude en vue de leur réalisation
100.43.105 | M2 Noiraigue - réservoir du Bois Pillion |
100.43.106 | M3 Couvet - réservoir de Bondetta |
100.43.107 | M4 Couvet - réservoir de Champs Girard |
100.43.108 | M6 Fleurier - réservoir des Creuses |
Historique
Dans sa séance du 20 novembre 2023, le Conseil général a approuvé un crédit cadre de 20'190'000 francs pour la période 2023-2033 en vue de la réalisation des mesures à court terme (phase 1) du plan général d’approvisionnement en eau (PGA) de Val-de-Travers.
Situation de base
Les neuf localités de la commune ainsi que le secteur du Mont-de-Travers possèdent chacun leur propre système d’approvisionnement en eau. Onze ressources, composées de quatre groupes de puits et de cinq groupes de sources alimentent treize réservoirs pouvant stocker près de 7'000 m3 d’eau traitée. Ces ouvrages permettent l’approvisionnement d’environ 10’500 habitants ainsi que des industries, de l’artisanat, des commerces et des exploitations agricoles. Le réseau communal comporte 125,5 km de conduites (conduites de transport, principales, de distribution, de refoulement, d’hydrant et d’eau brute). A cela s’ajoutent 17 km de conduites de branchement sur domaine public qui, selon le règlement en vigueur, font partie du patrimoine communal. Le réseau communal totalise ainsi 142,5 km de conduites.
Les principaux enjeux du système d’approvisionnement en eau communal sont les suivants :
- Infrastructures vieillissantes
- 58 % d’eau non facturée
- 75 % des réservoirs comportent des non-conformités
- 1'300 m3 de déficit de stockage
- 54 % des bornes hydrant ont un débit non conforme
- Absence de redondance des ressources pour les localités de Buttes et Boveresse
- Pénuries d’eau en cas de panne de certaines installations
- Pénuries d’eau potentielles en cas de sécheresse
- Zones de protection des eaux pas toutes délimitées et sanctionnées.
L’eau non facturée comprend notamment :
- Les pertes (fuites)
- L’alimentation des fontaines raccordées sur le réseau d’eau potable
- Les volumes d’eau mal comptabilisés en raison de compteurs défaillants ou anciens
- Les prélèvements non autorisés
- Les prélèvements nécessaires à l’entretien du réseau et aux exercices des pompiers.
Comme tout élément physique, un réseau d’eau vieillit. Avec le temps, il perd sa capacité à assurer le service pour lequel il a été conçu, à savoir distribuer un certain volume d’eau de qualité, sans subir de perte. La vitesse à laquelle un réseau vieillit dépend de sa dégradation naturelle, mais une dégradation accélérée peut se produire dans différents cas de figure (p. ex. demande d’eau supérieure à la capacité du réseau, sous-sol générant de la corrosion, courants vagabonds, etc.). Au terme de la réalisation du PGA, le réseau communal comptera 152,5 km de conduites. La valeur de ce réseau est maintenue si 1'900 mètres de conduites sont remplacés chaque année (en considérant une durée de vie de 80 ans). Néanmoins, le réseau ne fait actuellement pas l’objet d’un plan de renouvellement. Il est renouvelé au gré de l’apparition de fuites d’eau ou des opportunités en lien avec d’autres projets (renouvellement de route, mise en œuvre des mesures du plan général d'évacuation des eaux [PGEE], etc.). Le taux actuel de renouvellement qui en découle est trop faible pour assurer le maintien de sa valeur. Le réseau est donc vieillissant.
Adaptations
Le système d’approvisionnement en eau actuel étant tellement étendu, impliquant une multitude d’ouvrages et de particularités locales que le concept ne prévoit pas de le modifier en profondeur. Il vise une optimisation de celui-ci qui soit techniquement, temporellement et financièrement réalisable. Les adaptations phares sont listées ci-dessous :
- Interconnexion des localités de St-Sulpice, Buttes, Fleurier, Boveresse, Môtiers, Couvet, Travers et modification de certaines zones de pression
- Construction d’un nouveau réservoir de tête à St-Sulpice
- Remplacement du réservoir de La Bondetta à Couvet par un nouveau réservoir plus grand
- Modification de la chaîne de traitement de la station de La Doux à St-Sulpice
- Abandon des réservoirs de La Toffière à St-Sulpice et à Boveresse
- Abandon de la station de traitement et de pompage de Boveresse
- Nouvelle conduite de transport entre la station de traitement du local du feu de Noiraigue et le réservoir de Bois Pillion dédiée à l’eau traitée des sources et du puits
- Nouvelle station de pompage entre Buttes et Fleurier permettant le remplissage du réservoir des Creuses à Fleurier avec la source de Longeaigue à Buttes
- Nouveaux hydrants dans les secteurs où la couverture spatiale est déficitaire
- Nouveau bouclage du réseau permettant une augmentation des débits incendie ainsi qu’une amélioration de la qualité de l’eau du fait de la diminution du temps de séjour dans le réseau.
Outre ces modifications, le concept prévoit le renouvellement et la mise en conformité de l’ensemble des ouvrages ainsi qu’un plan de rattrapage du renouvellement des conduites. Il est également prévu d’augmenter le diamètre d’environ 40 % des conduites existantes, principalement pour assurer un débit aux hydrants suffisant en cas d’incendie. L’augmentation du diamètre des conduites est également nécessaire pour assurer un débit de transfert suffisant entre les différents villages interconnectés. Ces changements de diamètre se feront principalement au gré du renouvellement des conduites.
Le concept du PGA sera mis en œuvre au travers de la réalisation de 82 mesures réparties en trois phases sur une durée de 30 ans :
| Mesures à court terme 2023 - 2033 | Fr. 20'190'000 HT |
| Mesures à moyen terme 2034 - 2043 | Fr. 20'155'000 HT |
| Mesures à long terme 2044 - 2053 | Fr. 20'485'000 HT |
Ce crédit cadre en vue de la réalisation des premières mesures dites à court terme (phase 1 du PGA) permettra de planifier dans les meilleures conditions possibles les investissements indispensables à la sécurisation du système d’approvisionnement en eau de notre commune. Retrouvez ici le rapport complet du Conseil communal au Conseil général, listant en détail les mesures et les coûts par infrastructures ou par village. Retrouvez également le mémoire de synthèse, accompagnés de ses plans (première partie et deuxième partie).